Moins jeter la bonne idée

Portrait de Pauline, 32 ans. "On essaie de diffuser un peu nos bonnes pratiques autour de nous"

Comment et quand avez-vous commencé à essayer de réduire vos déchets ?

Ça a commencé avec le lombricompostage il y a un an et demi.  J’ai reçu un lombricompost en cadeau d’anniversaire de la part de mon copain et ne m’y attendais pas du tout ! Petit à petit, on s’est dit qu’on pourrait aussi réduire nos déchets d’emballage.

J’ai aussi fait une visite du centre de tri et ça m’a pas mal ouvert les yeux. En janvier j’ai également participé à la soirée « Zéro déchets à Grenoble » organisé avec la “Famille (presque) zéro déchet”.

Comment se passe votre expérience du lombricompostage ?

On est passé par plusieurs étapes. Au tout début c’était compliqué : on a eu pas mal de moucherons. Finalement, on a mis le lombricompost à la cave car c’est un lieu sombre et frais à température constante. Du coup, on met les déchets végétaux dans un bac au frigo et de temps en temps on descend « nourrir les vers » !

On a aussi réalisé qu’on ne mettait pas assez de carton. Pour une poignée de végétaux, il faut mettre une poignée de carton.

Au quotidien, quels sont les gestes que vous avez adoptés ?

Alors la première chose que je fais c’est que, le matin, je me fais un grand thermos de thé. J’achète bien sûr du thé en vrac. Le thermos me dure toute la journée et je n’ai pas besoin de faire bouillir de l’eau, ni de consommer plus de thé.

L’étape suivante, pour moi, ce sera de réaliser mes produits ménagers. J’ai déjà acheté tout le nécessaire : cristaux de soude, paillettes de savons etc. Je vais pouvoir fabriquer nos pastilles de lave-vaisselle ou encore notre propre produit pour le nettoyage des sols.

Sinon, on fait beaucoup nos courses au marché. On amène nos sacs plastiques qu’on réutilise pour éviter d’avoir à en redemander. On apporte également nos boites d’œufs. Et puis quand on en a trop, on rend systématiquement les boites d’œufs aux producteurs, qui les reprennent naturellement. Dernièrement, on a pris l’habitude d’amener également nos Tupperware au marché pour le fromage et la charcuterie.

Je fais aussi très attention au gaspillage alimentaire. Avant, il nous arrivait souvent de jeter des aliments et ça énervait beaucoup mon copain. Du coup, on a une feuille sur le frigo sur laquelle on note ce qu’on jette chaque mois. Ça nous permet de faire plus attention la fois prochaine. Par exemple, on a remarqué qu’on jetait souvent la crème fraiche. Maintenant, on adapte nos repas pour finir les produits entamés.

Hors alimentaire, j’ai récemment fait ressemeler mes chaussures de ville et mes chaussures de rando pour leur donner une deuxième vie. Et ce soir, je vais à une soirée couture chez une copine qui va m’aider à fabriquer des mouchoirs à partir de tissus inutilisés. Cet hiver, on s’est vraiment rendu compte qu’on jetait beaucoup trop de mouchoirs en papier !

Et puis, on essaie de diffuser un peu nos bonnes pratiques autour de nous. Là, on va initier des amis qui sont intéressés par le lombricompostage. Après un an et demi, on a plein de conseils et d’expériences à partager !

L'association « L'Orangerie de Grenoble » a pour projet de restaurer et d’aménager la grande orangerie, située au croisement du boulevard Jean Pain et de la rue Joseph Chanrion, pour en faire un lieu participatif et innovant, dédié à l’échange des savoirs et des pratiques. Atelier vélo, atelier de réparation et création DIY, médiathèque environnement, espace partagé, bar et restauration locale et biologique y seront proposés, si l’association gagne l'appel à projet de la ville de Grenoble portant sur l'utilisation de ce bâtiment.